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. Coule, coule, coule le nez Par la manche aussitôt essuyé. Coule, coule, coule les larmes Que le rire de maman aussitôt désarme. Coule, coule, coule le sang Que recouvre déjà un pansement. Coule, coule, coule la vie Passée, à jamais ravie. Les démons, affolés, courraient de toute part N'en croyant pas leurs yeux pourtant bien ouverts. Comment cela était-il possible ? et que faire ? Restait-il encore un peu de temps ? ou était-il déjà trop tard ? Ils en avaient pourtant subit de toutes sortes Payé plus cher que de raison Le droit de se trouver en cette maison. Mais rien n'est jamais acquis aux cohortes ; Le jour maudit, craint de tout temps Où ils devraient céder la place Fuir loin et en masse Ce jour honni était là maintenant. Instant funeste et dérisoire Quand sortant de l'immonde marécage Où jusqu'à présent il était reste sage Le poisson perdit ses nageoires. |
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